Bien gérer sa saturation [DaVinci Resolve]

Comment bien gérer sa saturation

Tout le monde voit ce que la saturation est. C’est quand on en peut plus de son taff de m*rde, que tout le monde nous les brises et qu’on veut partir s’exiler en Dordogne avec son chien comme seule compagnie. 

Mais sinon dans une vie moins aigrie c’est plus en rapport avec les couleurs. Et il faut savoir qu’il y a plusieurs types de saturation, et simplement jouer avec le curseur de saturation dans DaVinci n’est pas forcément toujours suffisant 🥸

Saturation additive vs Saturation soustractive

Alors, pourquoi ne pas utiliser le bouton de saturation sur DaVinci Resolve ? Mettons les choses au clair directement : vous pouvez l’utiliser, toute personne vous affirmant le contraire aurait selon moi tort. Mais il faut comprendre pourquoi ce n’est pas forcément la plus pertinente.

Il s’agit simplement de saturation additive. Ce que ça veut dire par là, c’est qu’on va partir d’une image noire, on va y ajouter du rouge, du vert et du bleu pour arriver au blanc. Ou en variant les quantités, toutes les autres couleurs. C’est ainsi que fonctionnent les caméras digitales.

S’oppose donc à ça la saturation soustractive. On part du blanc, on retire du magenta, cyan et jaune, les opposés politiques des couleurs primaires et on obtient du noir. Et non seulement c’est comme ça que les pellicules fonctionnent, mais également la VIE ELLE-MÊME. Enfin en tous cas ça se rapproche de ce qui se passe. 

Alors comment faire de la saturation soustractive sur DaVinci Resolve, c’est ce que je vais vous présenter par plusieurs techniques. Mais je vous recommande surtout de regarder la vidéo plus haut pour avoir le vrai rendu en direct.

1ère méthode : le nœud HSV

On va se mettre sur un node séparé, entre vos CST si vous en utilisez et après votre balance et contraste. Si la notion de CST vous est étrangère, vous pouvez lire cet article 📝 

Une fois cela fait, on va changer l’espace colorimétrique du nœud part un clique droit, pour le passer en HSV (pour Hue, Saturation, Vertèbre fémorale). Et comme on ne veut modifier que la saturation, on va décocher les canaux 1 et 3 (donc Hue et Value ok je vous ai menti plus tôt). La différence est que plutôt que de manipuler en RGB les trois valeurs pour chaque couleurs, on va ici manipuler uniquement la saturation.

Et maintenant vous pouvez utilisez votre roue gain primaire pour ajouter ou supprimer de la saturation globale de manière ✨ soustractive ✨. Mais vous pouvez également viser des zones spécifiques, notamment avec vos courbes. Mais attention, même si vous pouvez également utiliser la roue gamma, ne toucher ni à l’offset, ni au lift, ni au point des « noirs » de la courbe car vous ne voulez pas toucher aux zones neutres.

Ce n’est pas la méthode la plus optimale existante utilisant ce genre de nœud mais c’est de loin la plus simple et elle fera amplement le job. Vous avez une version bien plus poussée en anglais par Cullen Kelly mais que personnellement je n’utilise pas du fait de sa complexité.

2ème méthode : le ColorSlice

Si la première méthode était surtout pour vous permettre de gérer votre saturation globale aisément, le panneau ColorSlice permet de gérer individuellement chaque couleur avec une saturation soustractive. 

Mais ce n’est pas tout, vous pourrez également changer la densité de chaque couleur ainsi que son Hue. Par contre, comme toute modification selective de couleur, votre marge de manœuvre dépendra de la qualité de votre image initiale, notamment de sa profondeur des couleurs et de son taux d’échantillonnage.

3ème méthode : le plug-in Hue/Shift

Alors si ce n’est pas votre métier, je vous arrête tout de suite, il s’agit d’un plug-in payant, donc sans retour sur investissement ce ne sera sûrement pas la méthode la plus intéressante pour vous. Pour les autres, je ne présente que rarement des plug-in sur ma chaîne ou ici mais je tenais à le faire pour celui-là parce qu’il s’agit de la méthode la plus simple, polyvalente et précise que j’ai trouvé pour gérer vos couleurs. Vous pouvez la voir comme une alternative plus poussée du ColorSlice.

Je ne vais pas m’étendre la dessus ici puisque la démo de la vidéo ci-dessus sera bien plus parlante, mais vous avez -15% ici s’il vous intéresse (il s’agit d’un lien affilié), c’est cadeau !

Important !

Réglez d’abord bien votre balance/exposition et vos contrastes avant de modifier votre saturation puisque ça va impacter cette dernière.

Et gardez bien en tête que si la saturation soustractive vous apporte un résultat souvent plus pertinent, vous pouvez très bien préférer l’additive dans certains cas. 

Comment rajouter de la fumée au montage (Tuto cinematic haze DaVinci Resolve)

Comment rajouter de la fumée en post-production

Si vous avez déjà vu quelques vidéos que j’ai pu tourner pour des clients (genre dans mon portfolio PAR EXEMPLE), vous avez dû voir un peu de fumée s’échapper des images. Et je vous ai même déjà fait un article sur les machines à fumée, gros crush là dessus chez Pixelyse.

Mais quand est-il lorsqu’on oublie de mettre sa machine à fumée ? Avant la maj 20.2 de DaVinci Resolve je vous aurais dit « cheh », mais là vous allez voir que l’effet Cinematic Haze ne laisse pas indifférent 🥸

Utiliser l'effet Cinematic Haze

Avant toute chose, si vous ne voyez pas cet effet, c’est peut-être que soit vous n’utilisez pas DaVinci Resolve (mais il faudrait, et je vous ai fait un guide pour ça si besoin), ou alors pas dans sa dernière version 20.2. Et si malgré tout ça ne fonctionne pas pour vous, c’est peut-être parce que vous n’avez pas la version Studio… Hé oui, ce tuto est pour les RICHES 😎💸 

Ces précisions étant précisées, on va d’abord se retrouver dans l’onglet couleur et se mettre sur un nœud dédié où glisser l’effet brouillard cinématique (parce que je suppose que c’est comme ça qu’il s’appelle en français). 

Où placer l'effet dans son node tree

Si vous ne le savez pas, l’ordre dans lequel vous mettes vos effets et ajustements dans votre arbre des nœuds peut être très important. Ma recommandation est de le mettre entre vos CST (color space transform) qui seront en Davinci Wide Gamut. Si vous êtes déjà largués, j’en parle dans mon article pour bien convertir du log en Rec.709. Si c’est ainsi que vous travaillez, n’oubliez pas en haut de l’effet de bien sélectionner l’espace colorimétrique adéquate (davinci wide gamut/davinci intermediate).

Ma préférence est de le mettre en fin de colorimétrie, mais parfois avant certains masques d’expositions, en fonction de ce qui est le plus logique pour votre scène.

Bien paramétrer le brouillard cinématique

On va passer en revue les différents contrôles de l’effet, mais je pense que le ça reste plus pertinent pour cette partie de regarder la vidéo YouTube plus haute, pour mieux visualiser leur impact. Mais si vous êtes trop aigri dans la vie pour regarder ma vidéo préparée avec amour, voici les différentes parties :

Depth Map

C’est un effet de masque déjà présent dans DaVinci qui permet de sélectionner une partie de l’image en fonction de sa distance avec la caméra. Et il faut dire qu’il fait un plutôt bon travail. N’hésitez pas à le régler sur qualité better pour un meilleur résultat.

Vous avez d’abord la far et near limit qui servent à choisir quelle partie sera affectée. Vous pouvez cliquer sur « depth map preview » pour avoir une meilleure représentation lors de la selection. Et petit tips : vous pouvez mettre une valeur négative aux limites, ce qui pourrait vous donner un meilleur résultat ! La barre de gamma changera globalement le gamma, rendant le brouillard plus ou moins intense en pratique.

 

Ensuite en cochant « isolation » vous pouvez exclure une partie de l’image (avec quelle tolérance et douceur)

Et finalement, vous pouvez contrôler avec post-filter la douceur à laquelle il va dessiner les contours, que vous pouvez d’ailleurs élargir ou rétrécir avec contract/expand. Mais la partie importante de ces contrôles est surtout le blur qui pourra vraiment vous sauver d’un mauvais résultat.

Atmospheric Scattering

La diffusion atmosphérique, qui va impacter le comportement du brouillard sur la lumière.

Airlight va contrôler la quantité de brouillard que vous aurez alors que density va changer la densité HA OUAIS VOUS L’AVEZ PAS VU VENIR CELLE-LÀ 🤯 Vous pouvez également plus ou moins accentuer la perte de résolution avec resolution loss sur les parties sélectionnées par votre depth map.

Light Halo

On va choisir ici l’intensité du halo de lumière qui se fera autour des points lumineux. Parce que lorsqu’on projette une lumière sur de la fumée, elle va se propager sur les particules, créant ainsi cet halo.

Vous pourrez décider des éléments touchés par l’effet par le seuil, halo threshold, la taille du halo, sa lumière, saturation et couleur.

Light Rays

Pour les rayons de lumière, les réglages coulent de source, mais leur utilisation doit être réfléchie. Ça peut être intéressant sur cette image (avec et sans) puisque les arbres peuvent créer cet effet, tout comme une lumière passant par une fenêtre le pourrait. Mais si vous voyez dans ma vidéo son non-sens sur le plan drone de fin, vous comprendrez pourquoi il ne faut pas toujours les activer.

Avant Après effet cinematic haze sans light rayeffet cinematic haze avec light ray

Air Disturbance

C’est sûrement le paramètre qui peut le plus sublimer votre vidéo, tout comme la détruire totalement, alors je vous conseille d’y passer un peu de temps.

Ça va pour faire simple donner un peu de texture à votre brouillard et vous permettre également de le faire interagir avec un vent potentiel.

Vous pouvez régler son intensité et éclaircissement selon votre scène et vos goûts, mais ne réduisez généralement pas trop son échelle, scale, au risque d’avoir un résultat décevant. de même pour les détails.

Là où la différence pourra se faire ressentir entre un effet réussi et la pire catastrophe de votre carrière sera la manière par laquelle vous dirigez ces amas de fumée. Donc prenez le temps de faire matcher vos mouvements de caméras avec la direction et rapidité des déplacements de la fumée et n’hésitez pas à utiliser des keyframes pour modifier ces valeurs à travers le temps.  

Conclusions

Surtout, testez les paramètres, modifiez en un, puis revenez sur le précédent. Cherchez vraiment ce qui marche le mieux pour votre scène. Et à force d’utilisation vous serez de plus en plus efficace pour trouver les bons paramètres 💪  

Et n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !

Comment convertir du Log en Rec.709

expliquer sur Premiere ET sur davinci

Comment bien convertir du log en Rec.709

Si vous avez filmé une vidéo et qu’elle se retrouve aussi fade qu’un été dans la creuse, c’est parce qu’il s’agit du Log. Ou alors que vous avez franchement merdé à l’enregistrement.

Je vous propose de voir ce qu’est le log, pourquoi filmer en log et comment le convertir sur Davinci Resolve et Premiere pro.

Qu'est-ce que le log

Le log est un profil de couleur, à ne pas confondre avec un espace colorimétrique, visant à optimiser la plage dynamique d’un appareil. Le gamma de ce profil possède une courbe logarithmique (hé c’est pas là d’où viendrait le nom ??), et non linéaire. Vous pouvez lire l’article sur le Gamma 2.2 vs Gamma 2.4 pour plus de détails mais vous pouvez simplement retenir que filmer en log va vous permettre une meilleure marge de manœuvre lors de la colorimétrie et une meilleure plage dynamique. En gros vous pourrez mieux capter à la fois les hautes et les basses lumières. Génial.

Comment filmer en log

Si vous ne trouvez pas comment passer « en mode log » sur votre appareil, c’est peut-être pour une raison tout à fait logique qu’il n’en possède pas. Dans le cas contraire, la dénomination va être généralement « x »-log (S-log chez Sony, C-log chez Canon, D-log chez DJI, etc.). Il est également possible que le nom ne soit pas affiché directement. Exemple chez Sony il faut choisir le profil de couleur réglé en S-log (PP8 sur un Sony A7III mais PP10 sur une Fx3), même si cela peut être réglé dans vos menus.

Maintenant que vous l’avez trouvé, n’hésitez pas à surexposer votre image. Attention tout de même à ne pas cramer les hautes lumières, mais pour ça je vous recommande d’apprendre à bien gérer votre exposition.

Comment convertir du log sur Davinci Resolve

Comment convertir du log dans davinci resolve

Il y a plusieurs manières de convertir du log sur Davinci Resolve

Méthode 1 

La première étape est d’aller dans vos paramètres du projet (l’engrenage en bas à droite) et dans l’onglet Gestion des couleurs régler la Colorimétrie sur Davinci YRGB Color Managed. De là vous pourrez choisir l’espace colorimétrique de vos clips en faisant clic droit et sélectionner le LUT de conversion.

L’avantage est qu’ainsi vous pourrez tout passer rapidement en Rec.709 (en sélectionnant plusieurs clips à la fois). L’inconvénient est que vous n’avez plus le choix de l’espace dans lequel vous allez faire votre colorimétrie.

Méthode 2 

Pour cette méthode, on va utiliser un effet Color Space Transform (CST, ou Conversion d’Espace Colorimétrique en français). Pour ça, dans l’onglet colorimétrie, vous mettez sur un node vierge le CST (dans le panneau effets) et vous réglez l’input de votre source (par exemple si vous filmez en Sony ça peut être Sony S-gamut3.cine et S-log3) et en output Rec.709 et gamma 2.2 (ou autre, mais je vous renvoie une fois de plus vers mon article sur le gamma). Restez pour cela en colorimétrie Davinci YRGB cette fois dans vos paramètres.

Vous pourrez ainsi faire vos modifications sur des nodes en amont, pour rester dans votre espace colorimétrique plus large, ou mettre des luts sur base de rec.709 après. Mais ce n’est toujours pas la méthode que moi j’utilise

Méthode 3 

Le principe va être le même que pour la méthode 2, donc dans l’onglet colorimétrie, on va mettre un premier CST in avec le même input, mais mettre davinci wide gamut et davinci intermediate en output. Et sur un second node mettre l’output précédent en input et mettre rec.709 et gamma 2.2 en output.

Le résultat est le même si vous avez bien fait votre manip. Alors quel intérêt ? C’est de pouvoir travailler sur le très large espace qu’est le Davinci Wide Gamut. Donc vous pourrez faire votre colorimétrie entre ces deux nodes. Et si vous commencez à être perdu, je vous ferai un guide sur différents node tree prochainement.

Comment convertir du log sur Premiere pro

J’aimerais commencer par vous donner un avis sincère : j’utilise premiere pro dans mon quotidien et depuis bien plus longtemps que Davinci Resolve. Pourtant il serait totalement délu pour imaginer qu’en terme de colorimétrie ils se battent d’égal à égal. Ce serait comme dire que Shrek 4 est aussi drôle que les précédents. Non.

Mais il reste tout de même utilisable, et tout comme Resolve, vous avez plusieurs méthodes pour convertir le log.

Méthode 1 

Cette méthode consiste à utiliser des LUT des conversions. Ce sont des fichiers « .cube » que vous pourrez retrouver facilement sur internet pour votre caméra, que vous pouvez sélectionner dans le panneau couleur lumetri dans la partie « créatif » à LUT.

Vous pouvez mettre cet effet sur un clip comme sur un calque d’effet, afin de l’appliquer à plusieurs vidéos. Veillez à bien faire vos ajustement en amont (donc sur un calque placé en dessous sur votre timeline) pour qu’ils s’appliquent sur votre espace colorimétrique initiale et non en Rec.709 !

glisser un lut de conversion

Méthode 2 

Il y a maintenant quelques temps, Adobe a intégrer la gestion des espaces colorimétriques dans son logiciel. C’est ce que je vous invite à utiliser car plus rapide et pratique.

Pour ça, toujours dans le panneau lumetri, allez dans l’onglet réglages en haut et cochez dans projet la case « gestion des couleurs pour les medias bruts et les journaux détectés automatiquement » (pourquoi faire simple après tout). Et voilà, votre fichier et converti et vous pouvez faire vos ajustements. Si jamais il ne détecte par automatiquement, vous pouvez bien sûr le faire manuellement dans l’onglet clip source.

Conclusions

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à faire des colorimétries de génie. Et si vous ne savez pas par où commencer, je vous invite à regarder cette vidéo YouTube pour bien démarrer ✌️

Et n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !

Quel format d’exportation pour les réseaux sociaux [Guide 2025]

Quel format d’exportation pour les réseaux sociaux [Guide 2025]

La question que toute personne ayant déjà posté sur les réseaux se pose : quel est le meilleur format pour poster sur les réseaux. Le débat fait rage aux repas de famille entre deux réflexions un peu borders sur le plan politique.

On va tenter d’y répondre au mieux dans cette vidéo pour les plus flemmards de la lecture (c’est tout à fait ok) et par cet article. C’est partie 🥸

Quelle résolution pour instagram & cie

Avant toute choses, clarifions un points : la différence entre la résolution et la définition. Parce que si on parle avec une certaine indifférence l’une de l’autre, ce sont des notions distinctes. La définition est le nombre de pixels. C’est ça qui correspond à « 1920 x 1080p » par exemple. La résolution quant à elle désigne la densité de pixels sur une surface. Elle va donc être impactée par la définition. Et là vous remarquez que mon titre de paragraphe n’est donc pas des plus pertinents MAIS C BON C POUR LE RÉFÉRENCEMENT

 

Il est souvent conseillé pour les réels insta, les shorts YouTube, les TikTok TikTok d’exporter en 1080p, parce que ces plateformes publient en 1080p pour des soucis de poids de stockage probablement. Donc pour éviter la compression approximative de la plateforme, autant exporter en 4k.

Mon avis issu de dizaines de tests sur les différents réseaux est qu’avec le reste des paramètres, il n’y a aucune différence. Et s’il devait y en avoir une : on ne la voit pas assez pour se prendre la tête sur ce point. J’exporte de fait toujours en 2160 x 3840p car si j’ai besoin de la vidéo en 4k, je l’aurai, et qu’on ne sait pas comment les plateformes évolueront.

Retenez en tous cas, mais ça vous devez le savoir depuis le temps, que vos vidéos verticales doivent-être en 9:16 (contre les 4:5 d’avant, toujours utilisés pour les photos). Pour Youtube, là il est largement conseillé d’opter pour de la UHD puisqu’il n’y aura pas de compression sur le plan de la définition.

Quelle format d'exportation choisir

J’appelle cette section « format » non pas pour le référencement mais parce que des logiciels comme Davinci Resolve les utilisent. Mais il s’agit en réalité de conteneur. Ça fait référence au .mov, .mp4, .AVI, etc. 

La on va faire simple, pas de débat utile : utilisez du .mp4. C’est pas nécessairement le meilleur format au monde, il a ses avantages et inconvénients comme les autres mais c’est celui à utiliser. Si vous voulez plus de détails j’en ai fait une vidéo insta pour expliquer la différence .mov et .mp4 🔍

Le choix du codec

Le codec, si ça ne vous parle pas, il s’agit de l’algorithme de compression du logiciel. J’en ai fait une vidéo insta également ici, mais pour faire simple, vous avez en .mp4 le choix entre H.264 et H.265 pour les réseaux. Le H.265 est plus récent et plus performant, mais pourrait ne pas être lu par votre appareil s’il est un peu daté. Mais la vidéo pourra être lu sur instagram ou autre sur n’importe quel appareil. Donc ma recommandation ici serait d’exporter en H.265.

La cadence d'image (framerate)

Il y a fort à parier que vous avez lu ou entendu qu’il vous fallait exporter en 30fps (frame per second, ou ips pour image par seconde anglais LV1 y’a quoi). Alors ça c’est si vous avez filmé en 30 images par seconde. Mais si vous avez filmé en 30 images par seconde, c’était peut-être une erreur 🧐

Le choix entre 25fps (ou 24) et 30fps se base sur la fréquence du courant du pays où vous vous situez. Non pas tant pour la cadence d’images en soit mais pour la vitesse d’obturateur qui y sera associée. En France, nous somme en « PAL » (en réalité, le standard de télédiffusion est « SECAM », mais dans la sélection du choix sur votre caméra, ce sera PAL). Il faut donc filmer en 25ips. Au Canada par exemple, ce sera NTSC comme standard, donc vous devrez filmer en 30ips. Vous pouvez retrouver la carte ici sur Wikipedia. 📕

Le débit binaire (qualité)

débit binaire exportation

Je mets « qualité » dans le titre car c’est ainsi qu’à choisi blackmagic pour ce paramètre, aussi appelé bitrate en anglais. Et même si c’est un choix de terme flou, il n’est pas sans logique puisque le débit binaire va en effet beaucoup impacter la qualité de la vidéo. Et pour ça, il y a des règles. Celles qui correspondront à la majorité d’entres-vous est:

• Vidéos SDR 1080p en 25/30fps : 12Mb/s
• Vidéos SDR 4k en 25/30fps : 35-45Mb/s

Mais si votre situation est différente ou que vous voulez comprendre ce qu’est le débit binaire, je vous en ai fait un article complet avec un tableau récapitulatif 🫡

Le space tag et gamma tag

Si vous êtes utilisateur de Davinci, cette partie vous concerne. Les autres, allez vous faire un sandwich beurre de cacahuète épinard (ou autre chose si vous avez un meilleur palais que moi), on se retrouve après puisque vous n’aurez pas le choix de l’espace colorimétrique.

Le choix de l’espace dans lequel exporter est important pour votre résultat final, et il dépendra d’où vous comptez visionner vos vidéos. Heureusement, rien de bien compliqué en pratique grâce au standard rec.709. Avant lui, c’était le bordel. Maintenant, tous vos supports style téléphone, télévision, télépéage, etc. sont en rec.709, donc vous pouvez simplement exporter dans cet espace colorimétrique. Pour le gamma, l’idée serait d’exporter en gamma 2.2 pour les réseaux, mais je vous recommande surtout d’exporter en gamma tag rec.709-A pour une homogénéité entre les lecteurs d’appareil Apple et les autres. Cela dit, j’explique tout ça plus en détail dans cet article sur le gamma 🎨

Schéma représentant la différence entre les courbes gamma linéaire, 2,0, 2,2, 2,4 et 2,6

On n'oublie pas les sous-titres

De base, sur Premiere pro et Davinci (aucune idée pour les autres), l’exportation des sous-titres est désactivée. Alors si vous ne comprenez pas pourquoi, c’est simplement parce qu’il vous faut cocher l’exportation des fichiers sous-titres (ou « légendes » pour Adobe) et incruster dans la vidéo, si vous voulez que ça fasse partie directement de la vidéo, pour instagram, tiktok ou Linkedin. Pour YouTube (format longs), vous pouvez avoir envie d’exporter séparément les sous-titres en fichier .STR pour les proposer à l’activation sur le lecteur. L’intérêt serait notamment pour la traduction en plusieurs langues.

Conclusions

Pour résumer les réglages d’exportation  que j’utilise généralement :
4k / 25ips / .mp4 / H.265 / 45Mbs / Rec.709 / Rec.709-A

Et n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !

Guide de démarrage : Davinci Resolve (20)

Davinci Resolve (v.20) : Guide débutant

Vous êtes là, avec vos meilleurs rush de vacances aux Maldives, c’est magnifique vous vous sentez au Spielberg level de la vidéo. Mais arrivé devant Davinci Resolve, vous vous sentez désormais plutôt comme votre grand-mère devant une box internet cassée.

C’est pour ça que je vous ai fait une vidéo qui vous guidera sur vos premiers pas dans le logiciel de Blackmagic 🫴

Quelques questions que vous pouvez vous poser...

Quelle est la différence entre la version gratuite et la version payante (Studio) de Davinci Resolve :

  • La version payante vous offres plusieurs fonctionnalités supplémentaires (timeline 4K verticale, réduction de bruit, etc.) mais généralement rien qui vous bloquera en tant qu’amateur.

Que choisir : Premiere Pro, Davinci Resolve ou Final Cut Pro ? 

  • Aucun de ces logiciel n’est réellement supérieur à l’autre (dépendant de la dernière mise à jour), ils ont leurs avantages et inconvénients. Le gros avantage de Davinci étant, outre ses possibilités en colorimétrie incomparables, sa version gratuite très complète et une version payante peu coûteuse. 

Comment fonctionne le panneau colorimétrie et quel node tree utiliser ?

  • Si vous utilisez Davinci, ce peut être pour son incroyable colorimétrie. C’est tout un métier coloriste, mais ça ne vous empêchera pas de vous y mettre, et pour ça j’en ai fait un article avec une vidéo. Un autre sur les différents node tree est en cours de création !

Mon montage affiche « media offline », que faire ? 😱

  • Si vous avez un écran rouge avec un point d’exclamation de media hors ligne, c’est simplement que Davinci ne sait pas où vous avez mis votre élément sur votre ordinateur. Si vous déplacez le contenu dans un autre dossier, que vous le renommez ou supprimez, il ne saura pas avec quoi travailler. Un peu comme si vous étiez forgeron et qu’on planquait votre acier, pas cool. Pour ça vous pouvez faire clique droit sur l’élément dans le panneau master et le remplacer ou indiquer au logiciel où vous l’avez mis.

N’hésitez pas en commentaire si vous avez d’autres questions !

 

Télécharger les fichiers

Comme mentionné dans la vidéo, vous pouvez récupérer mes éléments pour vous entrainer à faire le montage de votre côté ! Et vous abonner à la chaîne YouTube pour en apprendre davantage 🤓

Il s’agit d’un lien Dropbox, qui va vous rediriger vers le site où vous pourrez sélectionner et télécharger gratuitement les fichiers.

Démarrer la colorimétrie

Comment bien démarrer la colorimétrie (sans se rater)

Le monde de la colorimétrie est vaste et effrayant, tant de réglages possibles, pour autant d’erreur. Mais en fait, ça n’a pas à être si compliquer. Et pour ça, laissez-moi vous expliquer comment bien démarrer votre voyage de coloriste. Et pour ça, quoi de mieux qu’un tuto YouTube ?

Conseil n° 1 : Utilisez le bon logiciel

Avant de se lancer dans le parachutisme, il faut choisir le bon parachute. Je suppose. J’y connais rien en parachutisme. Bah le bon parachute d’un coloriste, c’est selon moi Davinci Resolve. 

Et si vous vous demandez pourquoi, c’est parce qu’il est en avance sur premiere pro ou final cut pro, même avec des plug-in supplémentaire. Et pourtant, je continue de monter beaucoup de mes vidéos avec la suite Adobe. Meilleur gestion des profils de couleurs, contrôle bien plus avancé et adapté des réglages, interface optimisée… Bref si on veut se mettre sérieusement à la colorimétrie, il faut utiliser Davinci Resolve.

Conseil n° 2 : Commencez par une bonne balance

Ça y est je vous vois déjà vous lancer dans des folies un peu fancy à remonter les noirs, pousser votre teal & orange, glisser votre LUT préférée en augmentant encore un peu la saturation… ON SE CALME.

Avant de donner un style à votre image, de faire de la réelle colorimétrie, il faut d’abord l’étalonner. Pour comprendre la différence, l’étalonnage est une partie plus technique que créative en opposition à la colorimétrie, dont le but sera d’avoir une image correctement balancée, autant dans ses couleurs que dans son exposition. Oublier cette étape serait un peu comme partir avec un parachute pas bien plié. Et encore une fois j’y connais rien mais ça me paraît hyper dangereux.

Comment faire une bonne balance des blancs sur Davinci

La meilleure technique que j’ai pu essayer jusqu’à présent, c’est en convertissant le gamma du node, placé juste après celui de color space transform (CST), en linéaire. Une fois cela fait, il faudra mettre le Luma mix à zéro et le pivot à 0.335. Si vous voulez comprendre le pourquoi du comment, je vous l’explique dans la vidéo (c’est dans le chapitrage en plus).

De là, vous pourrez utiliser la roue primaire du gain pour balancer votre image, en gardant notamment un œil sur les scopes car ainsi, peu importe votre écran, vous saurez que vous êtes dans le juste. Faites donc particulièrement attention à la peau du sujet, s’il y en a un 🫥 

Comment faire une MAUVAISE balance des blancs sur Davinci

On dirait que je vous troll avec ce titre, mais si je vous explique cette méthode c’est pour 2 raisons. 

Elle consiste à simplement utiliser, sur un node de base, à modifier la balance des blancs avec les outils de teinte et température. Vous les connaissez sûrement, et d’ailleurs les utilisez probablement, puisqu’ils servent à rendre l’image plus ou moins chaude et plus ou moins vert ou magenta. Globalement, c’est le même type de résultat que la « bonne » méthode, mais moins naturel. Moins proche de ce qui se passerait dans la réalité. Et pour ça je vous invite, une fois de plus, à regarder le comparatif dans la vidéo YouTube (à la fin du conseil n°2). Alors dans quel cas l’utiliser ? Hé bien simplement si vous voulez aller vite et que le résultat n’importe pas tant que ça. Par exemple pour votre vidéo de vacances à montrer à votre famille, ou pour étalonner simplement une vidéo YouTube alors que ce n’est pas votre job. Personne vous jugera 🤫 

Conseil n° 3 : Restez simple.

Si vous débutez, il serait selon moi préférable de ne pas faire de dingz. Commencez simplement à avoir une image correcte, belle, sans outils poussé à l’extrême. Car à moins de savoir ce qu’on fait, on risque de créer des artefacts ou du banding. Je parle notamment pour les outils de qualifier, le color wraper, les roues log, etc. Ce sont des très bons outils, mais nécessitant un peu plus de connaissance pour savoir comment les utiliser.

L’autre raison pour laquelle vous devriez rester simple, c’est aussi pour respecter le matériel qui a été utilisé. Je ne parle pas de le vouvoyer hein, mais de savoir où sont ses limites. Si vous faites la colorimétrie d’une Blackmagic 6k en 12 bits, vous aurez bien plus de possibilités qu’avec votre téléphone.

Cependant (à chaque fois que je commence une phrase par cependant, j’ai la voix de Dumbeldor qui dit « cependant » dans Harry Potter 1. Vous vous en foutez mais fallait que je le dise.) ce que je vous dis n’est vrai que pour les projets à publier. Je ne peux que vous encourager à vous intéresser aux différents outils et à tester des choses, car c’est comme ça qu’on apprend. 

Conclusions

Amusez-vous, testez des choses, progressez, mais surtout gros gros conseil : suivez-moi sur instagram et YouTube. Mais ça c’est pour progresser hein, c’est totalement désintéressé comme conclusion 👀 

Par contre n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !

Bien stabiliser ses vidéos sur première pro

Comment bien stabiliser ses vidéos sur Premiere pro

Vous êtes là, en voyage aux Canaries pour perfectionner votre bronzages, caméra à la main, et vous prenez la vidéo de votre vie d’une maman chat se baladant avec ses chatons sur un fond montagneux. Arrivé chez vous, pas de chance, vous avez oublié que vous n’aviez aucune stabilité et votre vidéo secoue plus qu’un Vevor modèle 85-2 muni d’affichage numérique 220V. 

Heureusement, la post-production est là pour vous sauver la vie. Que ce soit sur Premiere pro, davinci resolve ou encore final cut pro, vous aurez de quoi régler votre problème. Mais encore faut-il s’avoir bien l’utiliser. Ce petit guide est là pour vous.

Et si vous avez autant la flemme de lire cet article que de sortir votre ronin RS4, vous avez déjà cette petite vidéo pour premiere pro. 

Mes réglages préférés sur premiere pro

L’effet que vous recherchez s’appelle « stabilisation », jusque là je pense que vous auriez pu vous débrouiller sans moi. Une fois sur votre rush, vous pouvez laisser le mode sur « lissage » et régler ce dernier sur 12%, c’est souvent là que je trouve mon meilleur résultat. Et en fonction du résultat, je réduis parfois jusqu’à 4%. Mais bien sûr à vous de voir au cas par cas. 

Je change la méthode sur « Position, Échelle, Rotation » et finalement dans l’onglet avancé, je décoche « analyse rapide » pour cocher « analyse détaillée », la différence de rendu vaut bien les quelques secondes supplémentaires d’attente. Vous pouvez également choisir de prioriser le recadrage ou la stabilisation, encore une fois,  au cas par cas. Car oui, comme pour tout logiciel, votre vidéo sera zoomer pour pouvoir contrecarrer l’instabilité.

Concernant les autres réglages, inutile de vous y attarder pour avoir une simple stabilisation de plan.

L'outil stabilisation de Davinci Resolve

Sur davinci, inutile de chercher l’effet stabilisation dans la liste, il est déjà intégré à vos rush, mais il faut simplement l’activer, dans l’onglet « édition ». Vous pouvez aussi l’utiliser dans l’onglet couleur ou l’onglet fusion pour des rendus plus précis, mais voyons déjà les réglages possible du montage. 

Vous avez le choix entre les modes perspective, similarité et translation, qui vont avoir des rendus différents pour vous adapter à votre situation. 

  • Perspective : ici Davinci va créer un axe Z pour déformer l’image en se basant sur sa perspective, ce qui va modifier également la rotation de la vidéo
  • Similarité : un mode un peu flou qui va avoir le même principe que perspective mais de manière plus poussée
  • Translation : l’algorithme va ici plus simplement compenser vos mouvements sur les axes X et Y

Globalement, pour choisir le mode de stabilisation je vous recommande de… simplement tous les tester sur chaque rush pour prendre le meilleur rendu. Une fois votre choix arrêté, je vous recommande de baisser la quantité de stabilisation, « strength » et d’augmenter la douceur, « smooth », pour ne pas trop déformer l’image. Et sans vouloir donner l’impression de me répéter : jouez avec les réglages pour avoir votre résultat le plus satisfaisant.

Quant à la case « camera lock », elle ne va vous intéresser que si vous êtes sur un plan fixe qui tremble légèrement.

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Maîtriser votre lâcher prise

C’est peut-être un point qui va vous paraître anodin mais qui me semble important de préciser. Si vous faites tout un montage satisfaisant, et que là vous voulez intégrer votre plan préféré à la main durant lequel vous avez éternué ou pris les pieds dans votre câble d’alimentation… Il faut accepter de le laisser dans votre dossier de projet, je suis désolé… La stabilisation en post-production a pour limite que si elle est trop importante ou doit compenser de trop grosses vibrations, vous aurez un résultat vraiment peu professionnel, comme si vous regardiez la vidéo à travers de la gelée. Je sais, pas facile d’abandonner ce magnifique rush de lac au pied de la montagne, mais c’est ainsi. Bref, tout ça pour vous dire que si votre œil n’est pas encore bien affuté, faites attention à ne pas vous retrouver avec une vidéo psychédélique, quitte à avoir un plan un peu trop mouvant, voir ne pas inclure le rush dans le montage.

Besoin de déléguer vos montage ?

Si le montage est une corvée obligatoire pour développer votre communauté sur les réseaux ou pour donner de la visibilité à votre activité professionnelle par les vidéos, il vous sera peut-être intéressant de déléguer cette partie là à un professionnel. Un meilleur rendu en un temps réduit pour libérer le vôtre.