À quoi penser lors du shooting

À quoi penser lors du shooting

Alors, demain on fait son premier shooting pro et on a le stress ? C’est normal, mais il va falloir faire bonne impression et faire croire que c’est vous qui aviez donné les tips à Christopher Nolan lors du tournage de Dunkerque. Et pour ça, voici en vidéo quelques éléments à bien avoir en tête lors du jour J, mais approfondissons tout ça dans cet article…

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Filmer pour son edit

On ne sait pas toujours ce que va rendre le résultat final de notre vidéo. Le mieux, et ce qui peut énormément vous soulager l’esprit lors du tournage, c’est de tout prévoir. C’est-à-dire faire un storyboard (vous savez, les petites BD mais version raté parce que vous dormiez en cours d’art plastique) en spécifiant le matériel utiliser (notamment votre optique), les mouvements des intervenants ainsi que ceux de votre caméra, le type de lumière que vous voulez, les lieux, etc. Bref un MAXIMUM de détails. et ça, même si ça vous prend du temps en pré-production, ça vous en fera gagner durant le tournage

Mais si vous partez filmer un évènement comme l’ouverture d’un restaurant, un concert de reprise de mozart mais à la cornemuse ou un encore salon d’entreprise, vous ne pouvez pas tout prévoir à l’avance. Mais même dans ce cas, essayer lorsque vous avez votre caméra sortie, de réfléchir à quel plan pourrait être intéressant d’intégrer à votre montage, et pourquoi pas, quelle transition vous pouvez imaginer (et si vous voulez quelques inspirations, vous pouvez trouver mes transitions préférées ici). 

Cas pratique : vous voyez un joli logo rond de votre client sur un mur, vous pourriez très bien le filmer en vous avançant légèrement, mais pourquoi pas plutôt ajouter une rotation au stabilisateur avec le logo centré puis une fois bien cadré passer sur le plan d’un disque vinyle, verre ou autre objet rond ! Ça, vous ne pourrez pas l’inventer en post-production, à moins d’avoir la chance d’avoir filmer ces plans ainsi.

Vérifiez ce que vous avez filmé

Croyez-moi, c’est déjà arrivé à tout bon vidéaste au moins une fois dans sa vie de remarquer une fois sur premiere pro que le plan était gâché par un détail… Et y’a rien de pire à ma connaissance. Alors oui, toujours avoir le reflexe de reprendre une « prise de sécurité », c’est la base, c’est vrai, mais parfois ça ne suffit pas. Alors prenez le temps de regarder les détails que vous n’avez pas pu voir pendant la prise : problème de focus, votre reflet, un mauvais geste d’un intervenant, etc. Mais surtout, si vous le pouvez, regardez-le sur un grand écran (pas un cinéma hein, juste un ordinateur portable). 

Bien sûr, on n’a pas toujours le temps, et c’est aussi pour ça que dans les grosses production il y a quelqu’un qui sera chargé de cette mission. On appelle ça un chasseur de détails. C’est faux, c’est le script. Il y a quelques années ça vous aurait coûté assez cher de retranscrire l’image en direct sur un moniteur externe, mais maintenant vous pouvez utiliser sur la majorité des marques d’appareil une application pour voir le direct sur votre téléphone. Y’a mieux, et ça nécessitera toujours une seconde personne, mais c’est déjà une bonne alternative !

Être de bonne humeur

Oui, vous allez vous dire que c’est une blague plus qu’un vrai conseil. Mais détrompez-vous, c’est sûrement le plus important, et ce pour deux raisons. Déjà, vous faites le meilleur métier du monde (oui, devant être parent, parce que vous n’aurez pas à changer des couches. Normalement.), alors profitez du moment que vous passez. Ensuite, et surtout, parce que ce que vous dégagez va se répercuter sur vos acteurs. N’hésitez donc pas à complimenter, faire des blagues et instaurer une bonne ambiance. C’est d’autant plus vrai pour les interviews, car les intervenants ne sont pas toujours très à l’aise, et ça se ressentira. Et même si les acteurs sont juste des figurants du bar pour lequel vous faites une presta vidéo, si vous êtes enjoués ça les incitera plus à intéragir avec la caméra pour avoir des plans plus sympa !

Et il n’est pas rare d’avoir vos clients présents lors des tournages, si ce ne sont pas eux que vous filmez. Mettez-vous à leur place : si vous devez réengager quelqu’un, ne seriez-vous pas plus enclin à le faire si cette personne est aussi heureux qu’une piñata avant d’apprendre qu’elle va se faire taper dessus ?

Et avant le tournage...

Image d'une caméra Sony A7III

Cet article est pour vous aider à vous soulager l’esprit lors du tournage, mais tout comme la préparation d’un script, vous pouvez, et même plutôt vous devez, bien vous organiser en amont. Et si vous renseigner sur la localisation de votre tournage ainsi que d’avoir au moins un semblant d’emploi du temps semble assez évident, une autre chose devrait l’être tout autant : la bonne organisation de votre matériel. Mon conseil pour ça, c’est de faire une liste de ce dont vous avez besoin à chaque tournage + une liste pour ce tournage en question si nécessaire. Et dedans, bien spécifier la vérification des batteries et le stockage des cartes mémoires. Parce que si vous n’oubliez rien 99% du temps, il vous suffit d’oublier le câble HDMI de votre moniteur externe pour vous retrouver dans le pétrin. Avec une liste, on comble les 1% restant, alors ne la sous-estimez pas.

Et si vous voulez mon avis sur ce qui est indispensable d’intégrer à votre sac, checkez cette liste de matériel, parce que c’est important d’être bien équipé !

Bien stabiliser ses vidéos sur première pro

Comment bien stabiliser ses vidéos sur Premiere pro

Vous êtes là, en voyage aux Canaries pour perfectionner votre bronzages, caméra à la main, et vous prenez la vidéo de votre vie d’une maman chat se baladant avec ses chatons sur un fond montagneux. Arrivé chez vous, pas de chance, vous avez oublié que vous n’aviez aucune stabilité et votre vidéo secoue plus qu’un Vevor modèle 85-2 muni d’affichage numérique 220V. 

Heureusement, la post-production est là pour vous sauver la vie. Que ce soit sur Premiere pro, davinci resolve ou encore final cut pro, vous aurez de quoi régler votre problème. Mais encore faut-il s’avoir bien l’utiliser. Ce petit guide est là pour vous.

Et si vous avez autant la flemme de lire cet article que de sortir votre ronin RS4, vous avez déjà cette petite vidéo pour premiere pro. 

Mes réglages préférés sur premiere pro

L’effet que vous recherchez s’appelle « stabilisation », jusque là je pense que vous auriez pu vous débrouiller sans moi. Une fois sur votre rush, vous pouvez laisser le mode sur « lissage » et régler ce dernier sur 12%, c’est souvent là que je trouve mon meilleur résultat. Et en fonction du résultat, je réduis parfois jusqu’à 4%. Mais bien sûr à vous de voir au cas par cas. 

Je change la méthode sur « Position, Échelle, Rotation » et finalement dans l’onglet avancé, je décoche « analyse rapide » pour cocher « analyse détaillée », la différence de rendu vaut bien les quelques secondes supplémentaires d’attente. Vous pouvez également choisir de prioriser le recadrage ou la stabilisation, encore une fois,  au cas par cas. Car oui, comme pour tout logiciel, votre vidéo sera zoomer pour pouvoir contrecarrer l’instabilité.

Concernant les autres réglages, inutile de vous y attarder pour avoir une simple stabilisation de plan.

L'outil stabilisation de Davinci Resolve

Sur davinci, inutile de chercher l’effet stabilisation dans la liste, il est déjà intégré à vos rush, mais il faut simplement l’activer, dans l’onglet « édition ». Vous pouvez aussi l’utiliser dans l’onglet couleur ou l’onglet fusion pour des rendus plus précis, mais voyons déjà les réglages possible du montage. 

Vous avez le choix entre les modes perspective, similarité et translation, qui vont avoir des rendus différents pour vous adapter à votre situation. 

  • Perspective : ici Davinci va créer un axe Z pour déformer l’image en se basant sur sa perspective, ce qui va modifier également la rotation de la vidéo
  • Similarité : un mode un peu flou qui va avoir le même principe que perspective mais de manière plus poussée
  • Translation : l’algorithme va ici plus simplement compenser vos mouvements sur les axes X et Y

Globalement, pour choisir le mode de stabilisation je vous recommande de… simplement tous les tester sur chaque rush pour prendre le meilleur rendu. Une fois votre choix arrêté, je vous recommande de baisser la quantité de stabilisation, « strength » et d’augmenter la douceur, « smooth », pour ne pas trop déformer l’image. Et sans vouloir donner l’impression de me répéter : jouez avec les réglages pour avoir votre résultat le plus satisfaisant.

Quant à la case « camera lock », elle ne va vous intéresser que si vous êtes sur un plan fixe qui tremble légèrement.

DaVinci_Resolve logo

Maîtriser votre lâcher prise

C’est peut-être un point qui va vous paraître anodin mais qui me semble important de préciser. Si vous faites tout un montage satisfaisant, et que là vous voulez intégrer votre plan préféré à la main durant lequel vous avez éternué ou pris les pieds dans votre câble d’alimentation… Il faut accepter de le laisser dans votre dossier de projet, je suis désolé… La stabilisation en post-production a pour limite que si elle est trop importante ou doit compenser de trop grosses vibrations, vous aurez un résultat vraiment peu professionnel, comme si vous regardiez la vidéo à travers de la gelée. Je sais, pas facile d’abandonner ce magnifique rush de lac au pied de la montagne, mais c’est ainsi. Bref, tout ça pour vous dire que si votre œil n’est pas encore bien affuté, faites attention à ne pas vous retrouver avec une vidéo psychédélique, quitte à avoir un plan un peu trop mouvant, voir ne pas inclure le rush dans le montage.

Besoin de déléguer vos montage ?

Si le montage est une corvée obligatoire pour développer votre communauté sur les réseaux ou pour donner de la visibilité à votre activité professionnelle par les vidéos, il vous sera peut-être intéressant de déléguer cette partie là à un professionnel. Un meilleur rendu en un temps réduit pour libérer le vôtre.