Comment bien démarrer la colorimétrie (sans se rater)

Le monde de la colorimétrie est vaste et effrayant, tant de réglages possibles, pour autant d’erreur. Mais en fait, ça n’a pas à être si compliquer. Et pour ça, laissez-moi vous expliquer comment bien démarrer votre voyage de coloriste. Et pour ça, quoi de mieux qu’un tuto YouTube ?

Conseil n° 1 : Utilisez le bon logiciel

Avant de se lancer dans le parachutisme, il faut choisir le bon parachute. Je suppose. J’y connais rien en parachutisme. Bah le bon parachute d’un coloriste, c’est selon moi Davinci Resolve. 

Et si vous vous demandez pourquoi, c’est parce qu’il est en avance sur premiere pro ou final cut pro, même avec des plug-in supplémentaire. Et pourtant, je continue de monter beaucoup de mes vidéos avec la suite Adobe. Meilleur gestion des profils de couleurs, contrôle bien plus avancé et adapté des réglages, interface optimisée… Bref si on veut se mettre sérieusement à la colorimétrie, il faut utiliser Davinci Resolve.

Conseil n° 2 : Commencez par une bonne balance

Ça y est je vous vois déjà vous lancer dans des folies un peu fancy à remonter les noirs, pousser votre teal & orange, glisser votre LUT préférée en augmentant encore un peu la saturation… ON SE CALME.

Avant de donner un style à votre image, de faire de la réelle colorimétrie, il faut d’abord l’étalonner. Pour comprendre la différence, l’étalonnage est une partie plus technique que créative en opposition à la colorimétrie, dont le but sera d’avoir une image correctement balancée, autant dans ses couleurs que dans son exposition. Oublier cette étape serait un peu comme partir avec un parachute pas bien plié. Et encore une fois j’y connais rien mais ça me paraît hyper dangereux.

Comment faire une bonne balance des blancs sur Davinci

La meilleure technique que j’ai pu essayer jusqu’à présent, c’est en convertissant le gamma du node, placé juste après celui de color space transform (CST), en linéaire. Une fois cela fait, il faudra mettre le Luma mix à zéro et le pivot à 0.335. Si vous voulez comprendre le pourquoi du comment, je vous l’explique dans la vidéo (c’est dans le chapitrage en plus).

De là, vous pourrez utiliser la roue primaire du gain pour balancer votre image, en gardant notamment un œil sur les scopes car ainsi, peu importe votre écran, vous saurez que vous êtes dans le juste. Faites donc particulièrement attention à la peau du sujet, s’il y en a un 🫥 

Comment faire une MAUVAISE balance des blancs sur Davinci

On dirait que je vous troll avec ce titre, mais si je vous explique cette méthode c’est pour 2 raisons. 

Elle consiste à simplement utiliser, sur un node de base, à modifier la balance des blancs avec les outils de teinte et température. Vous les connaissez sûrement, et d’ailleurs les utilisez probablement, puisqu’ils servent à rendre l’image plus ou moins chaude et plus ou moins vert ou magenta. Globalement, c’est le même type de résultat que la « bonne » méthode, mais moins naturel. Moins proche de ce qui se passerait dans la réalité. Et pour ça je vous invite, une fois de plus, à regarder le comparatif dans la vidéo YouTube (à la fin du conseil n°2). Alors dans quel cas l’utiliser ? Hé bien simplement si vous voulez aller vite et que le résultat n’importe pas tant que ça. Par exemple pour votre vidéo de vacances à montrer à votre famille, ou pour étalonner simplement une vidéo YouTube alors que ce n’est pas votre job. Personne vous jugera 🤫 

Conseil n° 3 : Restez simple.

Si vous débutez, il serait selon moi préférable de ne pas faire de dingz. Commencez simplement à avoir une image correcte, belle, sans outils poussé à l’extrême. Car à moins de savoir ce qu’on fait, on risque de créer des artefacts ou du banding. Je parle notamment pour les outils de qualifier, le color wraper, les roues log, etc. Ce sont des très bons outils, mais nécessitant un peu plus de connaissance pour savoir comment les utiliser.

L’autre raison pour laquelle vous devriez rester simple, c’est aussi pour respecter le matériel qui a été utilisé. Je ne parle pas de le vouvoyer hein, mais de savoir où sont ses limites. Si vous faites la colorimétrie d’une Blackmagic 6k en 12 bits, vous aurez bien plus de possibilités qu’avec votre téléphone.

Cependant (à chaque fois que je commence une phrase par cependant, j’ai la voix de Dumbeldor qui dit « cependant » dans Harry Potter 1. Vous vous en foutez mais fallait que je le dise.) ce que je vous dis n’est vrai que pour les projets à publier. Je ne peux que vous encourager à vous intéresser aux différents outils et à tester des choses, car c’est comme ça qu’on apprend. 

Conclusions

Amusez-vous, testez des choses, progressez, mais surtout gros gros conseil : suivez-moi sur instagram et YouTube. Mais ça c’est pour progresser hein, c’est totalement désintéressé comme conclusion 👀 

Par contre n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !