4:2:2 vs 4:2:0, 10 bits vs 8 bits, que choisir ?

4:2:2 vs 4:2:0, 10 bits vs 8 bits, que choisir ?

Vous n’arrêtez pas d’entendre votre pote se vanter de la profondeur de couleurs de sa  nouvelle caméra 8k 90M de pixels blablabla alors qu’en vrai vous n’avez jamais pu le pifrer. Mais pour ne pas passer pour un inculte, vous vous êtes quand même demandé ce qu’il voulait dire par dibeat. Déjà il voulait dire « 10 bits », ensuite, vous êtes au bon endroit pour comprendre la subtilité des choix de codec vidéo. Et si vous ne savez pas lire, vous avez la version vidéo en bas de cet article 🍿

Un choix de compression à faire

Lorsque vous regardez vos choix en terme d’enregistrement vidéo sur votre caméra, vous allez avoir un choix de format (comme XAVC S 4k sur un A7SIII) ainsi qu’une série de chiffres, comme 140M 4:2:2 10 bits. Ce choix va être déterminant dans la qualité de la vidéo, notamment ce « 140M », désignant le bitrate, ou débit binaire, mais ça n’est pas le sujet ici, j’en ai fait tout un article

On va s’intéresser aux autres informations.

Avant Après

À priori, on ne voit pas une grosse différence, si ce n’est que les vagues suivent leur mouvement et les nuages le vent

8 bits, 10 bits, 12 bits, 16 bits ou 9210384792 bits (??)

C’est la partie la plus facile à comprendre. On va parler tout au long de cet article en RVB, désignant vous le savez probablement du Rouge Vert & Bleu, les trois couleurs primaires dont peuvent découler l’intégralité des autres couleurs en en mixant certains tons. Le choix du nombre de bits va indiquer le nombre de tonalités possibles de chaque canaux (RVB).

Quand choisir du 8bits
Plus concrètement, le 8bits permet d’avoir 256 tons par canal. On pourra donc mixer jusqu’à 256³ tons, donc 256 x 256 x 256 = 16 777 216. 16,7Mn de couleurs c’est déjà pas mal non ? Et bien si on ne fait pas de colorimétrie, oui c’est déjà pas mal, ça sera évidemment bien plus que suffisant pour vos vidéos souvenir de repas de famille. 

Quand choisir du 10bits
Si 16,7 millions de couleurs paraît pas mal, le 10 bits offre 1024 tons par canal. Donc 1024 x 1024 x 1024 = 1073741824. Ouais ça commence à faire pas mal plus d’1 milliard. Et c’est la capacité classiques des caméras semi-pro/pro actuelles comme la Sony Fx3, le Canon R5, etc. La différence en post-production se fera réellement sentir. Quand je suis passé de l’A7III en 8bits à la Fx3 en 10bits, j’avais l’impression de redécouvrir la colorimétrie. Étape que j’affectionne particulièrement de la post-production. Alors si vous comptez passer par là et avez le choix, n’hésitez pas à opter pour du 10bits.

Quand choisir du 12 ou 16bits
Tous les jours de votre vie si vous en avez la possibilité. Cette profondeur est généralement réservée aux caméras pro destinées aux courts et longs métrages. Pour un ordre d’idée, le 16bits vous apporte 281 474 MILLIARD. DE. COULEURS. Là on se dit que 16,7 million c’est pas tant.

4:4:4, 4:2:2 ou 4:2:0, une compression des couleurs​

Alors, pour comprendre ça, le plus simple c’est de vous expliquer ça avec des ✨ tableaux ✨. Ces chiffres rentrent dans un ensemble de 8 pixels, divisés en 2 lignes de 4. Le premier correspond au nombre d’information de luminance par ligne, le deuxième au nombre d’information de RVB pour la ligne A et le troisième au nombre d’information de RVB pour la ligne B.

Je vais vous expliquer ça d’ailleurs avec le RVB et non la chrominance (YCbCr) mais la logique est la même.

Le 4:4:4, l’incompressé eternel
Le 4:4:4 est un format RAW, c’est-à-dire sans compression. Cela veut donc dire que tous les pixels continent toutes les informations :

  •  4 de luminance par ligne ;
  • 4 de RVB sur la ligne A ;
  • 4 de RVB sur la ligne B.

Les compressions en 4:2:2 et 4:2:0
Sur la logique du paragraphe précédent, le 4:2:2 correspond à :

  •  4 de luminance par ligne ;
  • 2 de RVB sur la ligne A ;
  • 2 de RVB sur la ligne B.

Et le 4:2:0 à :

  •  4 de luminance par ligne ;
  • 2 de RVB sur la ligne A ;
  • 0 de RVB sur la ligne B.

Donc on aurait des pixels sans aucune information de couleur ? Et bien oui et non. Car si seulement 1 pixel sur 4 n’avait pas de couleur, ça se verrait. Ce qui se passe c’est que l’appareil va prendre les informations des pixels adjacents pour combler les vides. On a d’ailleurs une alternance entre les pixels sans info et avec info.

Pourquoi ne pas juste avoir du 4:4:4 me diriez vous ? Hé bien pour un souci de taille de fichier et de limitations techniques. Et au final la différence visuelle est très faible, si ce n’est pas carrément imperceptible. À quoi sert le RAW me direz vous. Tout comme pour la photo, à une meilleure marge de manœuvre en post production. Et celle-ci est réellement notable. 

Au final, que choisir ?

Mon conseil final : si vous bosser sur un projet pas important, ne nécessitant pas de colorimétrie et que la place sur votre disque dur des fichiers vous importe, vous pouvez filmez en 4:2:0 8bits. Dans tous les autres cas, je vous suggère de choisir le meilleur enregistrement, car vous ne pourrez pas « améliorer » ça en post-prod.

Démarrer la colorimétrie

Comment bien démarrer la colorimétrie (sans se rater)

Le monde de la colorimétrie est vaste et effrayant, tant de réglages possibles, pour autant d’erreur. Mais en fait, ça n’a pas à être si compliquer. Et pour ça, laissez-moi vous expliquer comment bien démarrer votre voyage de coloriste. Et pour ça, quoi de mieux qu’un tuto YouTube ?

Conseil n° 1 : Utilisez le bon logiciel

Avant de se lancer dans le parachutisme, il faut choisir le bon parachute. Je suppose. J’y connais rien en parachutisme. Bah le bon parachute d’un coloriste, c’est selon moi Davinci Resolve. 

Et si vous vous demandez pourquoi, c’est parce qu’il est en avance sur premiere pro ou final cut pro, même avec des plug-in supplémentaire. Et pourtant, je continue de monter beaucoup de mes vidéos avec la suite Adobe. Meilleur gestion des profils de couleurs, contrôle bien plus avancé et adapté des réglages, interface optimisée… Bref si on veut se mettre sérieusement à la colorimétrie, il faut utiliser Davinci Resolve.

Conseil n° 2 : Commencez par une bonne balance

Ça y est je vous vois déjà vous lancer dans des folies un peu fancy à remonter les noirs, pousser votre teal & orange, glisser votre LUT préférée en augmentant encore un peu la saturation… ON SE CALME.

Avant de donner un style à votre image, de faire de la réelle colorimétrie, il faut d’abord l’étalonner. Pour comprendre la différence, l’étalonnage est une partie plus technique que créative en opposition à la colorimétrie, dont le but sera d’avoir une image correctement balancée, autant dans ses couleurs que dans son exposition. Oublier cette étape serait un peu comme partir avec un parachute pas bien plié. Et encore une fois j’y connais rien mais ça me paraît hyper dangereux.

Comment faire une bonne balance des blancs sur Davinci

La meilleure technique que j’ai pu essayer jusqu’à présent, c’est en convertissant le gamma du node, placé juste après celui de color space transform (CST), en linéaire. Une fois cela fait, il faudra mettre le Luma mix à zéro et le pivot à 0.335. Si vous voulez comprendre le pourquoi du comment, je vous l’explique dans la vidéo (c’est dans le chapitrage en plus).

De là, vous pourrez utiliser la roue primaire du gain pour balancer votre image, en gardant notamment un œil sur les scopes car ainsi, peu importe votre écran, vous saurez que vous êtes dans le juste. Faites donc particulièrement attention à la peau du sujet, s’il y en a un 🫥 

Comment faire une MAUVAISE balance des blancs sur Davinci

On dirait que je vous troll avec ce titre, mais si je vous explique cette méthode c’est pour 2 raisons. 

Elle consiste à simplement utiliser, sur un node de base, à modifier la balance des blancs avec les outils de teinte et température. Vous les connaissez sûrement, et d’ailleurs les utilisez probablement, puisqu’ils servent à rendre l’image plus ou moins chaude et plus ou moins vert ou magenta. Globalement, c’est le même type de résultat que la « bonne » méthode, mais moins naturel. Moins proche de ce qui se passerait dans la réalité. Et pour ça je vous invite, une fois de plus, à regarder le comparatif dans la vidéo YouTube (à la fin du conseil n°2). Alors dans quel cas l’utiliser ? Hé bien simplement si vous voulez aller vite et que le résultat n’importe pas tant que ça. Par exemple pour votre vidéo de vacances à montrer à votre famille, ou pour étalonner simplement une vidéo YouTube alors que ce n’est pas votre job. Personne vous jugera 🤫 

Conseil n° 3 : Restez simple.

Si vous débutez, il serait selon moi préférable de ne pas faire de dingz. Commencez simplement à avoir une image correcte, belle, sans outils poussé à l’extrême. Car à moins de savoir ce qu’on fait, on risque de créer des artefacts ou du banding. Je parle notamment pour les outils de qualifier, le color wraper, les roues log, etc. Ce sont des très bons outils, mais nécessitant un peu plus de connaissance pour savoir comment les utiliser.

L’autre raison pour laquelle vous devriez rester simple, c’est aussi pour respecter le matériel qui a été utilisé. Je ne parle pas de le vouvoyer hein, mais de savoir où sont ses limites. Si vous faites la colorimétrie d’une Blackmagic 6k en 12 bits, vous aurez bien plus de possibilités qu’avec votre téléphone.

Cependant (à chaque fois que je commence une phrase par cependant, j’ai la voix de Dumbeldor qui dit « cependant » dans Harry Potter 1. Vous vous en foutez mais fallait que je le dise.) ce que je vous dis n’est vrai que pour les projets à publier. Je ne peux que vous encourager à vous intéresser aux différents outils et à tester des choses, car c’est comme ça qu’on apprend. 

Conclusions

Amusez-vous, testez des choses, progressez, mais surtout gros gros conseil : suivez-moi sur instagram et YouTube. Mais ça c’est pour progresser hein, c’est totalement désintéressé comme conclusion 👀 

Par contre n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si besoin !

Débit binaire

Qu'est-ce que le débit binaire

Pas besoin d’être débutant pour se demander ce qu’est le débit binaire en vidéo, ou encore quel débit binaire choisir pour publier sur les réseaux. Et pourtant, c’est quelque chose que l’on doit régler à chaque exportation, qu’importe que ce soit sur premiere pro, final cut pro ou davinci resolve. Capcut j’en ai aucune idée je préfère encore monter sur Windows Movie Maker version 2006.

Alors plutôt que de simplement suivre un avis aléatoire trouvé sur le net pour savoir le débit binaire optimal pour un réel instagram en 2025, on va plutôt s’attarder sur ce que c’est exactement. Et ensuite oui voir comment le régler, quand même.

La qualité vidéo définie par le débit binaire

Si vous faites le test d’exporter une vidéo en 4k avec un débit binaire réglé sur 1Mbps (megabits par seconde), vous serez probablement autant déçu que la fois où votre crush de collège a embrassé Tim Cardoin après l’EPS (c’est beaucoup trop spécifique pour ne pas être louche). Et bien c’est normal, puisque le bitrate (l’anglais de débit binaire) impact directement la qualité de votre exportation. Hé oui, il n’y a pas que la résolution 4K jsp quoi qui fera la différence.

Pour l’explication scientifique 🤓 : Le débit binaire correspond à la quantité de données transmise en un temps donné, d’où le « bit par seconde ». Ça ne concerne pas que la vidéo, la preuve en est que si vous télécharger un fichier, vous verrez une vitesse de téléchargement, exprimée en bps. Et si vous vous demandiez pourquoi la vitesse est en bit par seconde alors que le fichier final est en Mo, c’est parce que Mo est pour Megaoctet, et un octet = 8 bits. Alors pourquoi ne pas avoir une vitesse en octet par seconde me diriez vous ? BAH J’EN SAIS FOUTREMENT RIEN. 

Quel débit binaire pour exporter sa vidéo

Si on veut de la qualité, la solution est simple : régler le débit binaire au plus haut. C’est ce que je vous dirais si c’était mon premier jour de stage et que je ne savais pas du tout de quoi je parlais. La réalité est plus complexe. Car si en effet un débit élevé va avoir théoriquement une meilleure qualité, c’est sans compter déjà les problèmes que votre matériel pourrait avoir lors de l’encodage, résultant de bugs dans votre vidéo finale. C’est logique, vous demanderez à votre machine de faire une tâche plus complexe, elle peut se tromper, l’erreur est machine après tout. euh…

L’autre inconvénient d’un bitrate élevé est que vous aurez nécessairement un fichier plus lourd à l’arrivée. Et si vous n’en avez que faire puisque vous foisonnez de place grâce à votre nouvelle disquette 3,5″ de 1,44Mo, les plateformes elles s’en inquiètent. Et si votre fichier est trop peu compressé, elles se chargeront de les passer au concasseur. Et elles le font mal. Alors la meilleure solution reste de regarder les suggestions des plateformes concernant leur importation optimale. Et oui, ça change en fonction de la plateforme et du type de fichier. 

Mais voilà déjà un tableau pour y voir plus clair :

Type

Débit Binaire pour 24, 25 et 30 ips en SDR

Débit Binaire pour 48, 50 et 60 ips en SDR

Débit Binaire pour 24, 25 et 30 ips en HDR

Débit Binaire pour 48, 50 et 60 ips en HDR

2160p (4k)

35-45 Mbps

53-68 Mbps

44-56 Mbps

66-85 Mbps

1440 (2k)

16 Mbps

24 Mbps

20 Mbps

30 Mbps

1080p (Full HD)

8 Mbps

12 Mbps

10 Mbps

15 Mbps

720p (HD)

5 Mbps

7,5 Mbps

6,5 Mbps

9,5 Mbps

480p

2,5 Mbps

4 Mbps

XXX

XXX

360p

1 Mbps

1,5 Mbps

XXX

XXX

Quel format choisir au tournage

Lorsque vous êtes face au choix crucial (et important) du format de vidéo dans lequel enregistrer, vous pouvez choisir entre autres le débit binaire. Et croyez-moi, ce choix aura plus d’impact sur votre vie que admission post-bac ou peu importe comment ça s’appelle maintenant. Par exemple la Sony Fx3 permet en XAVC S-I 4K de filmer en 140, 100 ou 60Mbps. Vous verrez qu’en 140M votre fichier sera plus lourd alors que vous ne verrez très probablement aucune différence. C’est justement là que c’est intéressant : si votre œil n’a pas besoin de tant de données, votre logiciel de montage, lui, fera la différence. 

Mon avis est simple : filmez au plus haut débit permis. Tout simplement. Car vous ne pourrez pas récupérer de la qualité en post-production, alors que vous pourrez la réduire pour gagner en optimisation si besoin. Après si vous savez que vous filmez juste l’anniv de votre petit cousin pour faire plaisir à tata qui va même pas vous lâcher un billet alors que les affaires sont les affaires, oui, n’hésitez pas économiser de l’espace.

Quel débit choisir pour streamer

Même si je suis payé pour vous parler de vidéo (j’dec je suis même pas payer j’pourrais aller surfer ou quoi mais j’ai décider de vous écrire un article sur le débit binaire MAIS QU’EST-CE QUE JE FAIS), le choix du bitrate est également important pour le stream. Mais… Il est un peu plus complexe à calculer puisqu’un autre facteur va rentrer en compte : votre connexion internet. 

Ce qu’il faut retenir, c’est que comme pour le reste, le débit idéal va dépendre de la plateforme (vous pouvez vous référer aux conseils de celle-ci) et du format choisi (résolution et images par seconde). Et si vous êtes trop gourmand à mettre un débit trop élevé, vous risquez d’avoir des chutes d’ips voir des coupures dans votre stream. 

Vous avez un calculateur ici pour vous aider à déterminer vos possibilités de stream en fonction de votre connexion internet. Et si vous streamez sur twitch, vous pouvez vous référer à leur charte.

Conclusion

Bon chance.

Iso natif et Dual iso

Comprendre l'iso natif et le dual iso

Si lorsqu’on démarre cette belle aventure qu’est la vidéo nous apprenons simplement que « plus l’iso est faible, moins il y a de bruit dans l’image », la réalité peut être un peu plus subtile. 

Et là où ça nous impact directement, c’est que shooter avec l’iso le plus faible n’est pas forcément la meilleure solution en vidéo. C’est là où on découvre la réalité de l’iso natif d’un capteur et son potentiel dual iso.

Qu'est-ce que l'iso

Commençons déjà par les bases, parce que c’est avec de bonnes bases qu’on fait de bonnes tartes (??). L’iso (International Organization for Standardization) désigne la sensibilité d’un capteur à la lumière. Cela vaut donc pour la photo comme pour la vidéo : plus un capteur est sensible, donc avec un iso élevé, plus l’image sera exposée. Et ça vaut aussi pour l’argentique, pas que pour les p’tits jeunes d’aujourd’hui et leur iphon je sais pas quoi. 👵🏼 

Mais un tel pouvoir qu’est le contrôle de la sensibilité ISO implique de grandes responsabilités, notamment une : l’ajout du bruit dans vos images. Et ça c’est pas cool. Donc choisir l’iso le plus bas possible est ce qui vous donnera le meilleur rendu. Enfin… Pas forcément.

Exemple de bruit numérique (capture d'écran d'une vidéo)

L'iso natif

Les caméras ont des intervalles d’iso optimales, propre à leur capteur, par exemple 100 à 51 200 iso pour le Canon R5. Cela signifie que de 100 à 51 200, vous allez changer la sensibilité du capteur. Par contre en allant au delà ou en deçà, c’est l’appareil qui va simplement rajouter ou enlever de l’exposition comme vous le feriez sur Lightroom. Généralement donc pas très intéressant. Vous pouvez retrouver ces valeurs sur le manuel de votre appareil (vous savez le truc que vous n’avez jamais ouvert non plus).

La valeur basse, donc ici 100 dans notre exemple de Canon R5 est la valeur de l’iso natif, c’est-à-dire la valeur pour laquelle vous aurez le meilleur rendu. Mais s’il est souvent de 100 ou 200 en photo, ce n’est pas nécessairement le cas en vidéo.

Le meilleur iso en vidéo

Ici aussi ça va dépendre de votre appareil, il n’y a pas un iso commun. Et pire, ça va même dépendre du profil de couleur dans lequel vous filmez. Hé oui, par exemple Une Fx3 en S-Log3 aura un iso natif de 800, en revanche si vous passez en S.cinetone, il est de 100 iso. 

Le dual iso

Si tous les appareils photos et caméras ont des iso natifs, certains ont même un dual iso. Mais qu’est-ce que le dual iso, c’est une paire de valeurs iso optimisés pour avoir le meilleur rapport bruit/exposition. Vous pouvez le voir comme un second iso natif en quelques sortes. 

Sur la FX3 mentionnée précédemment, le dual iso est de 800-12 800 iso en S-log3. Ce qui veut dire que si vous êtes en situation de basse lumière et que vous montez vos iso à 10 000 vous aurez énormément de bruit comparé à sa valeur supérieure de 12 800. C’est d’ailleurs ce qui rend cet appareil si performant en basse lumière. Et tout comme l’iso natif, cette valeur va changer si vous n’êtes pas en log (100-2000 pour la Fx3). 

Quelques références de double iso

Je vous liste ici quelques références de dual iso si jamais vous cherchez le vôtre (j’en rajouterai au fur et à mesure, n’hésitez pas à demander le vôtre en commentaire)

    •  Sony Fx3 : 100-2000 (S-Log3 800-12 800)
    • Sony Fx30 : 125 – 400 (S-Log3 800 – 2 500)
    • Sony A7SIII : 100-2000 (S-Log3 640-12 800)
    • Canon R5 & R5C : 800 – 3200 C-log

Note : Ces valeurs peuvent changer suite à des mise à jour de firmware.

Les limites du dual iso

Je me suis posé une question simple, en tant qu’utilisateur d’une Sony Fx3 : vaut-il mieux shooter en 1600 iso si 800 n’est pas suffisant, ou 12 800 ? Quel est le meilleur résultat ? Hé bien j’en ai fait une vidéo :

Tout comprendre sur la 4K

Tout comprendre sur la 4k

« La 4K, c’est nul. » Tout est parti de la fois où un ami m’a demandé des conseils pour s’acheter sa première caméra, voulant à tout prix qu’elle filme en 4K, peu importe le reste. C’était il y a un moment, alors que cette spécificité n’étaient pas autant répandues que maintenant, mais j’en ai fait ce réel. 

Il est désormais temps d’aller un peu plus dans le détail.

À quoi correspond la UHD 4K

La 4K ne désigne qu’un nombre de pixels, la résolution. Ce n’est donc qu’un indicateur de la qualité de la vidéo parmi d’autres. Il s’agit à l’origine du format cinéma 17:9 DCI (Digital Cinema Initiative) de 4096 x 2160p. C’est ce qui a donné une fois transposé au grand public sur la télé de Jean-Eudes le 3840 x 2160p. Les deux correspondent à la 4K, ou UHD (Ultra Haute Température euuuh non ça c’est pour le lait. Définition*), juste que le format cinéma numérique a toujours été plus étendu. En effet, le 2K cinéma était déjà du 17:9 avec 2048 x 1080p.

 

Alors si vous vous demandiez à quoi correspondait le format de fichier sur votre Fx3 XAVC S-I 4K DCI et sa différence avec le simple XAVC S-I 4K, bah vous savez toujours pas plus à quoi correspond XAVC S-I mais au moins DCI ça vous pourrez le rebalancer au prochain repas de famille.

Et si vous ne savez pas quand prioriser le format DCI, à mon avis, si vous devez le prendre un jour vous le saurez.

On est donc sur la continuité de la HD (1280 x 720p) et de la FHD (1920 x 1080p) et certaines caméras plus haut de gamme filment désormais en 6k (5760 x 3240p) et 8k (7680 × 4320p).

Pourquoi filmer en 4K

La réponse peut paraître évidente : on veut de la QUA-LI-TÉ. Si vous comptez diffuser votre vidéo sur YouTube, sur grand écran ou même juste sur votre téléphone pour montrer vos dernières vacances à Poitiers à vos collègues au boulot (je déconne, personne part à Poitiers en vacances), la question ne se pose même pas. Mais là où elle est intéressante, c’est si vous comptez exporter en 1080p, pour poster par exemple sur Instagram ou Tiktok qui recommandent de publier en 1080p.

Le seul intérêt est pour le recadrage de vos plans. Si vous mettez un plan 4K dans une timeline réglé en 1080p et réduisez de 50% son échelle, vous aurez au final dans votre exportation la même définition que si le plan initial était en 1080p. Par contre, si vous laissez votre échelle à 100%, vous n’aurez pas de perte de qualité alors que votre image est 2 fois plus zoomée. Donc si vous vous demandiez pourquoi filmer en 4K pour exporter en 1080p, vous avez mainenant la réponse.

Pendant que nous y sommes, si votre question était de savoir s’il faut monter une vidéo 4K en 1080p ou en 4K pour une exportation en 4k sur premiere pro ou final cut pro, et bien personnellement je n’ai jamais vu de différence. Évitez par contre de monter en 1080p pour exporter en 4K au risque d’une perte de qualité. (Notez que je ne parle pas de Davinci Resolve parce que le logiciel est indépendant de la résolution.)

Pourquoi votre 4K est de mauvaise qualité

Avant Après

S’il y a bonne et mauvaise 4K, c’est parce qu’il y a comme dit précédemment d’autres facteurs rentrant en compte dans la qualité de l’image. Si on prend par exemple une vidéo d’un iPhone X à côté de celle d’un Canon R5 mark II, on se rend compte que le « 4K » souligné par le vendeur certifié était peut-être un peu marketing, même si c’est vrai. On note entre les deux appareils une différence notable dans la taille du capteur (gros défaut des téléphones), les codecs utilisés et l’objectif. Alors pourquoi les comparatifs téléphone vs caméra nous montrent des qualités similaires ? Et bien ça c’est un autre sujet pour lequel je vous ai déjà fait une vidéo sur mon Instagram.

Avoir des paramètres différents en photo et vidéo

Comment avoir des paramètres différents en photo et en vidéo

Si comme moi il vous arrive à titre personnel ou professionnel de devoir alterner régulièrement lors d’un évènement entre photo et vidéo, vous vous êtes peut-être déjà demandé si vous pouviez avoir des réglages différents fixes en vidéo et en photo. Et si vous ne vous l’êtes pas demandé, je suis sûr que vous serez heureux de l’apprendre, parce que ça a été pour moi une révélation.

Si jamais vous ne voyez pas ce que je veux dire exactement concrètement, je veux dire par là régler votre appareil de sorte à ce que quand vous êtes en mode vidéo et avez mis par exemple votre vitesse à 1/50, si vous passez en photo et changez cette valeur pour 1/400, en revenant en mode vidéo vous retrouvez directement votre vitesse à 1/50. 

Mais les applications ne se limitent pas qu’à l’ouverture !

Changer ces paramètres sur un Sony

Alors, mauvaise nouvelle pour les utilisateurs « d’anciens » boîtiers comme le Sony A7III : il n’y a pas de telle option à ma connaissance. Ce que je vais dire s’applique pour les softwares similaires à ceux de la Fx3, Fx30, ZV-E10 II, A7SIII, A7IV, etc.

Pour ça, allez dans votre menu, puis setup (la mallette jaune), opérations customisées puis différents réglages pour still/movie (le nom peut peut-etre légèrement varier, mon menu est en anglais)

Ici vous pouvez cocher ouverture, vitesse, iso, mode de focus, balance des blancs, profile de couleur, etc. je vous laisse mettre ce que vous préférez ! Mais ma recommandation est surtout de mettre la vitesse, l’iso et le profile de couleur. Ce dernier parce que ça vous évitera d’avoir vos visu de photo en log (même si ça ne change rien à votre photo RAW, à noter). La vitesse car il n’est pas courant de photographier avec une vitesse aussi faible que 1/50 au risque d’avoir vos sujets flous. Et iso car perso je favorise toujours les iso natifs du capteur en vidéo, contrairement à la photo. Et si vous ne voyez pas ce que c’est, je vous renvoie à cette vidéo en attendant que je vous écrive un article sur le sujet !

Pour les autres marques (Canon, Nikon, etc.)

Canon 5D MkIII

Je suis un utilisateur Sony, bien qu’ayant fait mes débuts avec un Canon 80D, mais apparemment pour les autres marques, soit les réglages sont propres aux modes (ce que l’on cherche à faire) comme chez Canon, soit ça va dépendre du modèle, apparemment le cas chez Nikon, ou alors sans moyen de paramétrer cela. 

En tous cas je me suis toujours demandé pourquoi ce n’était pas ainsi par défaut (quitte à pouvoir le changer) chez Sony mais bon, ce calvaire a une fin. N’hésitez cependant pas à me dire si vous ne trouvez pas sur votre modèle/marque et je ferai mes recherches de mon côté !

Pour les téléphones

Non. Juste non.

À quoi penser lors du shooting

À quoi penser lors du shooting

Alors, demain on fait son premier shooting pro et on a le stress ? C’est normal, mais il va falloir faire bonne impression et faire croire que c’est vous qui aviez donné les tips à Christopher Nolan lors du tournage de Dunkerque. Et pour ça, voici en vidéo quelques éléments à bien avoir en tête lors du jour J, mais approfondissons tout ça dans cet article…

Et bien sûr, suivez les prochaines vidéos sur instagram pour continuer de progresser ;D

Filmer pour son edit

On ne sait pas toujours ce que va rendre le résultat final de notre vidéo. Le mieux, et ce qui peut énormément vous soulager l’esprit lors du tournage, c’est de tout prévoir. C’est-à-dire faire un storyboard (vous savez, les petites BD mais version raté parce que vous dormiez en cours d’art plastique) en spécifiant le matériel utiliser (notamment votre optique), les mouvements des intervenants ainsi que ceux de votre caméra, le type de lumière que vous voulez, les lieux, etc. Bref un MAXIMUM de détails. et ça, même si ça vous prend du temps en pré-production, ça vous en fera gagner durant le tournage

Mais si vous partez filmer un évènement comme l’ouverture d’un restaurant, un concert de reprise de mozart mais à la cornemuse ou un encore salon d’entreprise, vous ne pouvez pas tout prévoir à l’avance. Mais même dans ce cas, essayer lorsque vous avez votre caméra sortie, de réfléchir à quel plan pourrait être intéressant d’intégrer à votre montage, et pourquoi pas, quelle transition vous pouvez imaginer (et si vous voulez quelques inspirations, vous pouvez trouver mes transitions préférées ici). 

Cas pratique : vous voyez un joli logo rond de votre client sur un mur, vous pourriez très bien le filmer en vous avançant légèrement, mais pourquoi pas plutôt ajouter une rotation au stabilisateur avec le logo centré puis une fois bien cadré passer sur le plan d’un disque vinyle, verre ou autre objet rond ! Ça, vous ne pourrez pas l’inventer en post-production, à moins d’avoir la chance d’avoir filmer ces plans ainsi.

Vérifiez ce que vous avez filmé

Croyez-moi, c’est déjà arrivé à tout bon vidéaste au moins une fois dans sa vie de remarquer une fois sur premiere pro que le plan était gâché par un détail… Et y’a rien de pire à ma connaissance. Alors oui, toujours avoir le reflexe de reprendre une « prise de sécurité », c’est la base, c’est vrai, mais parfois ça ne suffit pas. Alors prenez le temps de regarder les détails que vous n’avez pas pu voir pendant la prise : problème de focus, votre reflet, un mauvais geste d’un intervenant, etc. Mais surtout, si vous le pouvez, regardez-le sur un grand écran (pas un cinéma hein, juste un ordinateur portable). 

Bien sûr, on n’a pas toujours le temps, et c’est aussi pour ça que dans les grosses production il y a quelqu’un qui sera chargé de cette mission. On appelle ça un chasseur de détails. C’est faux, c’est le script. Il y a quelques années ça vous aurait coûté assez cher de retranscrire l’image en direct sur un moniteur externe, mais maintenant vous pouvez utiliser sur la majorité des marques d’appareil une application pour voir le direct sur votre téléphone. Y’a mieux, et ça nécessitera toujours une seconde personne, mais c’est déjà une bonne alternative !

Être de bonne humeur

Oui, vous allez vous dire que c’est une blague plus qu’un vrai conseil. Mais détrompez-vous, c’est sûrement le plus important, et ce pour deux raisons. Déjà, vous faites le meilleur métier du monde (oui, devant être parent, parce que vous n’aurez pas à changer des couches. Normalement.), alors profitez du moment que vous passez. Ensuite, et surtout, parce que ce que vous dégagez va se répercuter sur vos acteurs. N’hésitez donc pas à complimenter, faire des blagues et instaurer une bonne ambiance. C’est d’autant plus vrai pour les interviews, car les intervenants ne sont pas toujours très à l’aise, et ça se ressentira. Et même si les acteurs sont juste des figurants du bar pour lequel vous faites une presta vidéo, si vous êtes enjoués ça les incitera plus à intéragir avec la caméra pour avoir des plans plus sympa !

Et il n’est pas rare d’avoir vos clients présents lors des tournages, si ce ne sont pas eux que vous filmez. Mettez-vous à leur place : si vous devez réengager quelqu’un, ne seriez-vous pas plus enclin à le faire si cette personne est aussi heureux qu’une piñata avant d’apprendre qu’elle va se faire taper dessus ?

Et avant le tournage...

Image d'une caméra Sony A7III

Cet article est pour vous aider à vous soulager l’esprit lors du tournage, mais tout comme la préparation d’un script, vous pouvez, et même plutôt vous devez, bien vous organiser en amont. Et si vous renseigner sur la localisation de votre tournage ainsi que d’avoir au moins un semblant d’emploi du temps semble assez évident, une autre chose devrait l’être tout autant : la bonne organisation de votre matériel. Mon conseil pour ça, c’est de faire une liste de ce dont vous avez besoin à chaque tournage + une liste pour ce tournage en question si nécessaire. Et dedans, bien spécifier la vérification des batteries et le stockage des cartes mémoires. Parce que si vous n’oubliez rien 99% du temps, il vous suffit d’oublier le câble HDMI de votre moniteur externe pour vous retrouver dans le pétrin. Avec une liste, on comble les 1% restant, alors ne la sous-estimez pas.

Et si vous voulez mon avis sur ce qui est indispensable d’intégrer à votre sac, checkez cette liste de matériel, parce que c’est important d’être bien équipé !

Bien stabiliser ses vidéos sur première pro

Comment bien stabiliser ses vidéos sur Premiere pro

Vous êtes là, en voyage aux Canaries pour perfectionner votre bronzages, caméra à la main, et vous prenez la vidéo de votre vie d’une maman chat se baladant avec ses chatons sur un fond montagneux. Arrivé chez vous, pas de chance, vous avez oublié que vous n’aviez aucune stabilité et votre vidéo secoue plus qu’un Vevor modèle 85-2 muni d’affichage numérique 220V. 

Heureusement, la post-production est là pour vous sauver la vie. Que ce soit sur Premiere pro, davinci resolve ou encore final cut pro, vous aurez de quoi régler votre problème. Mais encore faut-il s’avoir bien l’utiliser. Ce petit guide est là pour vous.

Et si vous avez autant la flemme de lire cet article que de sortir votre ronin RS4, vous avez déjà cette petite vidéo pour premiere pro. 

Mes réglages préférés sur premiere pro

L’effet que vous recherchez s’appelle « stabilisation », jusque là je pense que vous auriez pu vous débrouiller sans moi. Une fois sur votre rush, vous pouvez laisser le mode sur « lissage » et régler ce dernier sur 12%, c’est souvent là que je trouve mon meilleur résultat. Et en fonction du résultat, je réduis parfois jusqu’à 4%. Mais bien sûr à vous de voir au cas par cas. 

Je change la méthode sur « Position, Échelle, Rotation » et finalement dans l’onglet avancé, je décoche « analyse rapide » pour cocher « analyse détaillée », la différence de rendu vaut bien les quelques secondes supplémentaires d’attente. Vous pouvez également choisir de prioriser le recadrage ou la stabilisation, encore une fois,  au cas par cas. Car oui, comme pour tout logiciel, votre vidéo sera zoomer pour pouvoir contrecarrer l’instabilité.

Concernant les autres réglages, inutile de vous y attarder pour avoir une simple stabilisation de plan.

L'outil stabilisation de Davinci Resolve

Sur davinci, inutile de chercher l’effet stabilisation dans la liste, il est déjà intégré à vos rush, mais il faut simplement l’activer, dans l’onglet « édition ». Vous pouvez aussi l’utiliser dans l’onglet couleur ou l’onglet fusion pour des rendus plus précis, mais voyons déjà les réglages possible du montage. 

Vous avez le choix entre les modes perspective, similarité et translation, qui vont avoir des rendus différents pour vous adapter à votre situation. 

  • Perspective : ici Davinci va créer un axe Z pour déformer l’image en se basant sur sa perspective, ce qui va modifier également la rotation de la vidéo
  • Similarité : un mode un peu flou qui va avoir le même principe que perspective mais de manière plus poussée
  • Translation : l’algorithme va ici plus simplement compenser vos mouvements sur les axes X et Y

Globalement, pour choisir le mode de stabilisation je vous recommande de… simplement tous les tester sur chaque rush pour prendre le meilleur rendu. Une fois votre choix arrêté, je vous recommande de baisser la quantité de stabilisation, « strength » et d’augmenter la douceur, « smooth », pour ne pas trop déformer l’image. Et sans vouloir donner l’impression de me répéter : jouez avec les réglages pour avoir votre résultat le plus satisfaisant.

Quant à la case « camera lock », elle ne va vous intéresser que si vous êtes sur un plan fixe qui tremble légèrement.

DaVinci_Resolve logo

Maîtriser votre lâcher prise

C’est peut-être un point qui va vous paraître anodin mais qui me semble important de préciser. Si vous faites tout un montage satisfaisant, et que là vous voulez intégrer votre plan préféré à la main durant lequel vous avez éternué ou pris les pieds dans votre câble d’alimentation… Il faut accepter de le laisser dans votre dossier de projet, je suis désolé… La stabilisation en post-production a pour limite que si elle est trop importante ou doit compenser de trop grosses vibrations, vous aurez un résultat vraiment peu professionnel, comme si vous regardiez la vidéo à travers de la gelée. Je sais, pas facile d’abandonner ce magnifique rush de lac au pied de la montagne, mais c’est ainsi. Bref, tout ça pour vous dire que si votre œil n’est pas encore bien affuté, faites attention à ne pas vous retrouver avec une vidéo psychédélique, quitte à avoir un plan un peu trop mouvant, voir ne pas inclure le rush dans le montage.

Besoin de déléguer vos montage ?

Si le montage est une corvée obligatoire pour développer votre communauté sur les réseaux ou pour donner de la visibilité à votre activité professionnelle par les vidéos, il vous sera peut-être intéressant de déléguer cette partie là à un professionnel. Un meilleur rendu en un temps réduit pour libérer le vôtre. 

Les achats indispensables d’un vidéaste

Les achats indispensables d’un vidéaste

On a tous envie d’une nouvelle caméra à filtre ND intégrée qui shootera de la 4k en 120ips, bien sûr en 10bits 4:4:2 parce qu’on veut faire des dingueries sur Davinci Resolve (oui, ça décrit très bien une Fx6, on a tous le droit d’avoir ses petits faibles). Mais si une fois en notre possession on n’a plus un rond pour l’équiper, pas sûr que ce soit le meilleur choix de votre carrière. 

Alors avant tout, laissez-moi vous proposer les quelques achats qui me sont impossible de regretter. 

Un moniteur externe

Je vous parle du moniteur en premier car même si ce n’est pas l’achat le moins coûteux, c’est sûrement l’un des plus indispensables à mon sens. Pour les novices, avoir un moniteur externe va simplement vous permettre de mieux voir ce que vous filmez, et mieux le comprendre. Et comme votre job c’est quand même de filmer, on pourra difficilement contester son importance. Ils ont donc des écrans plus grands, mais aussi beaucoup plus lumineux. Les écrans des hybrides et reflex sont particulièrement petits et peu lumineux, donc si vous shootez en plein jour, vous risquez de rater votre composition, ne pas voir qu’un lama photobomb votre tuto barista ou même constater que votre sujet n’est pas en focus.

Mais il y a un autre intérêt aux moniteurs externes qu’il ne faut pas négliger et apprendre à maîtriser. Il s’agit des fonctionnalités de waveform, fausses couleurs, etc. qui vont vous permettre de correctement exposer votre image, bien plus précisément qu’avec le simple histogramme de votre appareil.

Et finalement, certains moniteurs permettent d’enregistrement en externe comme le récent atomos ninja TX, ce qui pour le coup pourrait améliorer la qualité même de vos vidéos.

Personnellement, j’ai opté pour l’atomos shinobi 7″ car je voulais prioriser la visibilité, au détriment de la praticité des écrans 5″, et qu’il offrait les fonctionnalités que je souhaitais.

Les filtres

Un filtre est ce que vous allez mettre devant votre optique (ou devant votre capteur) qui aura différents objectifs. Certains vont déformer l’image pour leur donner un style artistique particulier, d’autres simplement protéger votre lentille sans modification, mais les deux must have que je vous recommande sont les filtres ND et filtres polarisants. 

Les filtres ND

En français, filtre à densité neutre (neutral density, ND,  j’pense vous voyez le rapprochement ) sera en gros les lunettes de soleil de votre caméra. Il va filtrer la lumière pour vous permettre de mieux choisir vos réglages. Exemple pratique : vous filmez en extérieur en plein jour à 25fps, avec un arrière plan aussi attirant que votre pamplemousse que vous avez oublié de manger il y a 3 semaines avant de partir en vacances. Vous voulez donc filmer avec une vitesse de 1/50 et une grande ouverture pour accentuer le flou d’arrière plan. Chose qui sera impossible sans vos RayBan de caméraman que sont les filtres ND. J’utilise personnellement les Hoya Pro ND.

Les filtres polarisants

Si les premiers sont vraiment INDISPENSABLES, ceux-là sont plus une amélioration nette de votre image. Ils vont jouer sur les contrastes mais surtout éliminer les reflets. Si vous filmez une pub de voiture sur la côte basque, croyez-moi que ce sera le meilleur investissement de votre vie (j’exagère peut-être, mais vous avez l’idée).

Que ce soit l’un ou l’autre, je vous recommande de ne pas négliger sa qualité, car étant une couche en plus de votre optique, si vous mettez un filtre à 15€ sur un canon 135mm f/1.8 L, autant faire de la sangria avec du Petrus Hahahahaaiehrbifgba. 

Finalement, si vous songez à vous procurer une mattbox, leur gros intérêt et de leur mettre des filtres qui iront sur toutes vos tailles d’objectif. Alors même étant en moyenne plus coûteux, ça peut vous intéresser sur le long terme.

Une cage (ou "rig")

Si vous ne shootez que au stabilisateur, vous pouvez ignorer cette section. Ainsi que vous informer sur pourquoi vous devriez ARRÊTER. Donc finalement, lisez ce paragraphe également.

Un rig est une structure métallique que vous allez mettre autour de votre caméra hybride ou reflex. Elle va vous permettre d’accessoiriser votre setup, par exemple avec le moniteur mentionné plus haut, ainsi que d’améliorer son ergonomie. Vous pourrez mettre de meilleurs grips, améliorer la stabilisation de vos plans à main levé, etc. Mais elle peut vous faire gagner du temps lorsque vous voudrez installer votre caméra sur un magic arm ou trépied par exemple.

Et là, impossible de ne pas vous recommander SmallRig, un incontournable de l’accessoirisation de caméra proposant un bon rapport qualité prix pour des outils bien pensés. 

Une poire soufflante

Vous entendrez aussi soufflette, souffleur ou encore « outil de nettoyage superficiel de caméra par effet soufflant », très courant comme appellation. Là, il n’y a pas grand chose à en dire, ça va vous coûter 15-20€ et aura simplement pour but de retirer les poussières de votre optique, filtre ou capteur (bien que de l’air comprimé pourrait être plus adapté selon certains avis). Ça se glisse facilement dans votre sac photo et pourra vous donner le bon reflex de bien vérifié la propreté de votre matos avant d’appuyer sur enregistrer.

Ici, je n’aurai pas de modèle ou marque à vous conseiller étant donné la simplicité de l’outil, mais celle-ci fera très bien l’affaire.

Et quelques autres accessoires utiles...

Bon, je vous ai donné vraiment les indispensables. Mais je vous donne aussi quelques autres achats qui pourraient bien vous être utiles pour vos shooting :

  • une batterie externe : Pour éviter de vous prendre la tête avec des batteries de tout genre (dont certaines laissent à désirer, ne nous mentons pas), une batterie externe comme la smallrig VB99 vous permettra de tenir plus longtemps et d’améliorer l’ergonomie de votre setup
  • Un petit éclairage portatif : avoir une lumière led compact à transporter facilement dans votre sac pourrait bien faire la différence comme lumière d’ambiance sur le plateau. Qu’il s’agisse d’ampoule comme les Aputure Accent, de tube ou autre, c’est un accessoire que j’utilise bien régulièrement.
  • Une charte de colorimétrie : C’est une palette présentant certaines couleurs et teinte de gris pour vous servir de repaire lors des tournage pour facilité votre post-production colorimétrique. Honnêtement, ce n’est pas la chose la plus indispensable lors notamment de petites production, mais ça pourrait s’avérer utile.
Mais surtout, ne perdez jamais de vu que le matos, c’est bien, mais la technique et la créativité seront toujours plus important pour un bon résultat.

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Quelle machine à fumée choisir

Comment choisir sa machine à fumée

Quel intérêts d'utiliser une machine à fumée

Peut-être êtes vous déjà convaincu par l’achat d’une machine à fumée, mais si ce n’est pas le cas, laissez-moi vous donner quelques raisons pour lesquelles vous devriez en utiliser une.

• Ça apporte de la texture à la lumière. Notamment si vous êtes musicien et installez vos éclairages lors de vos prestations, vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi le rendu n’est pas aussi bon que ce que vous aviez pu voir ailleurs. C’est au moins en partie dû au fait qu’on ne voit pas les faisceaux de vos éclairages. Et c’est là où la fumée, même légère, va rentrer en jeu

• Côté créativité, ça permet d’instaurer une ambiance particulière a votre scène, que ce soit pour filmer une vidéo ou sur un évènement. De quoi ajouter un peu de mystère dans votre vie. Et si en plus votre décor est digne d’une salle des fêtes du Pas-de-Calais (balle perdue, désolé), ça permettra de moins voir le papier peint floral

• Le rapport intérêt/prix est très intéressant. En tant que vidéaste, on a l’habitude de devoir investir des centaines d’euros pour le moindre petit équipement. Et bien ici, pour quelques dizaines d’euros, on possède tout le bonheur du monde sous forme vaporeuse. Enfin… tout dépend du type de machine.

Les différents types de machine à fumée

Je parle de machine à fumée depuis le début, mais il faut en réalité différencier les machines à fumée, des machines à fumée lourde et des machines à brouillard. 

Les machines à fumée

Sûrement celles que vous allez voir le plus couramment, elles projettent un jet de fumée assez dense, par accoups et de manière assez dirigée. Elle va cependant se disperser dans les airs pour se dissiper assez rapidement. Parfait pour un effet théâtral, notamment pour les DJ/musiciens qui veulent avoir un petit grain de folie sur un certain timing de leurs sons. Elles sont dans tous les cas surtout intéressantes lorsque vous voulez que la fumée prenne tout la pièce et soit vraiment visible.

Les machines à fumée sont assez facilement transportables et peuvent s’activer généralement à distance à l’aide d’une télécommande, et à défaut, d’un bouton relié à la machine. Certaines, souvent plus coûteuses, peuvent également se brancher sur des consoles DMX, pratique pour tout contrôler du même endroit.

Leur gros avantage sera leur prix. Vous pouvez déjà en trouver pour moins de 50€ et en avoir des assez performantes pour moins de 100€. Ce qui va varier selon les gammes est principalement la puissance, exprimée en watt, déterminant la quantité de fumée que vous pourrez projeter en même temps ainsi que le laps de temps entre deux utilisations. Je vous recommanderais d’aller vers du milieu de gamme, pour la faible différence de prix, pour une utilisation dans un bar, appartement ou endroit de même superficie.

Les machines à fumée lourde

Celles-ci visent déjà une utilisation plus spécifique et sont en moyenne plus coûteuses, l’entrée de gamme allant au delà des 150€, et dépassant le millier d’euros pour les plus chères. Par contre, son effet est vraiment intéressant, parce que la fumée va rester au sol, formant comme un nuage opaque, aussi bien pour une ambiance romantique lors d’un mariage que pour quelque chose de plus dramatique digne d’un filme d’horreur.

À noter cependant, et notamment à prendre en compte pour les mariages comportant des danses d’ouvertures d’un dynamisme digne de time of my life, la fumée ne va pas rester en place si trop de mouvements sont faits ! Et il ne faudra pas demander au vidéaste de le rajouter en post-production 😬

Ici par contre, ça va fonctionner à la glace carbonique. Et comment vous dire qu’en plus d’être plus chère à l’utilisation, la glace sèche est dangereuse à manipuler. Il s’agit de glaçons à l’état solide à -80°, permettant à refroidir la fumée afin qu’elle reste au sol, ainsi que de la rendre plus opaque que de la fumée classique.

Et si vous tenez à cette effet mais n’étez pas prêt à risquer VOTRE VIE (ok j’exagère un peu), des machines à fumée lourdes peuvent fonctionner au glaçons classiques de votre congélateur avec du liquide à fumée lourde. L’effet sera toutefois un peu moins joli mais ça vous coûtera également moins cher.

Les machines à brouillard

Si votre but est de créer une atmosphère plus subtile que la machine à fumée, en continue et qui ne va pas autant obstruer la visibilité, la machine à brouillard sera votre solution. Elle sert à propager un… brouillard (surpris hein ?) assez fin et en continue, qui va se diffuser dans la pièce de manière plus homogène. L’effet sera donc moins percutant, sans les jolies traits de fumée, mais les effets lumineux seront bien visibles.

À noter qu’elle se dissipe plus lentement que ses collègues, un avantage lors de vos évènements, mais un inconvénient potentiel quand arrive la fin.

Pas question de perdre un membre par cryogénie avec la machine à brouillard puisqu’elle utilise un liquide un peu similaire à la machine à fumée classique : du hazer fluid… Bon la similarité s’arrête déjà au prix de celui-ci malheureusement. Mais il s’agit d’un liquide à base d’eau, ne laissant pas de dépôt. Parfait pour ne pas laisser de preuve de votre soirée arrosée sans autorisation parentale.

La machine à brouillard est également plus chère à l’achat, généralement autour des 400€, même si des modèles à moins de 200€ existent.

En résumé

Si vous cherchez quelque chose de peu coûteux à l’achat et à l’utilisation, la machine à fumée fera le job dans tous les cas. Mais évidemment, son but est surtout d’avoir une fumée visible dans toute la pièce.

Si vous faites de la vidéo et voulez quelque chose ne mettant en valeur que vos lumières sans chercher à établir une atmosphère trop prononcée, la machine à brouillard sera l’idéale.

Pour finir, la machine à fumée lourde aura une utilité vraiment spécifique : pour un tournage, animer une soirée d’halloween, pour une ouverture de bal de mariage…

Quel produit utiliser

Pour faire simple, je vais avoir un conseil à vous donner : utiliser le produit recommandé par le fabricant de la machine. Et si ça peut peut-être être vu comme un moyn de vous vendre leur propre produit, au moins vous êtes sûr qu’il sera fait pour ça.

En revanche, là où j’attire votre attention, c’est sur le choix de la densité de la fumée pour les machines à fumée. il existe généralement 3 densités chez les fabricants : faible, moyenne, forte. Une densité plus faible va donc être moins visible, plus subtile et se disperser plus rapidement qu’une densité forte. Alors ce sera tout simplement à vous de voir selon vos préférences. 

Pour vous servir de référence, cette vidéo a été réalisé avec du produit à densité moyenne, c’est ce que j’utilise généralement pour les clips de musique ou pour diffuser de la fumée dans des bars et soirées.

Capturez vos évènements en vidéo

Et si vous avez le souhait d’immortaliser vos instants brumeux, que ce soit lors d’un concert si vous êtes musicien, d’un DJ set si vous êtes anthropologue (ok, DJ) ou encore d’un évènement particulier en tant que gérant de bar, rien de plus intéressant qu’une vidéo. Donc pour booster votre com avec du contenu pro, je vous laisse me contacter !